Shu Shu Koju

image kanji shushu koju

La défense d’abord, l’attaque ensuite

Nous n’avons pas besoin de former des hommes forts, tout ce dont nous avons besoin c’est de former des hommes qui ne perdent pas . Le Shorinji Kempo est un art d’autodéfense qui vise à préserver son intégrité physique face à un opposant aux intentions belliqueuses. Le Shorinji Kempo est construit autour de techniques qui sont d’abord orientées du côté du défenseur. La première tâche consiste en premier lieu à se protéger soi-même. De la même manière, notre objectif n’est pas de battre notre opposant, mais de ne pas perdre. Cette façon de penser est un des six principes fondamentaux du Shorinji Kempo, la défense d’abord, l’attaque ensuite (Shu Shu Koju).

A propos de Shushu Koju, So Doshin expliquait: Quand un adversaire frappe, la première chose est d’éviter le coup, puis il faut contre-attaquer efficacement . Au Shorinji Kempo, on aborde d’abord le problème de l’attaque de l’adversaire et la façon de s’en défendre. On dévie et on pare n’importe quel coup de poing, pied ou autre qui se présente. De la même façon, lorsqu’on est saisi, il est important de savoir se protéger des prises de l’adversaire sans baisser sa garde. C’est seulement après cela que l’on contre-attaque. L’idéal étant de pouvoir se protéger et de contre-attaquer en même temps.

Occulter les mouvements défensifs et chercher un moyen de mettre son adversaire hors de combat d’emblée, n’est pas du Shorinji Kempo.

J’ai écrit beaucoup sur l’art du combat, et j’ai aussi beaucoup pratiqué, mais je n’ai ni perdu de combat ni humilié un adversaire vaincu. Quand quelqu’un fait quelque chose de mal, si vous pouvez l’arrêter et empêcher le problème, c’est tout ce qui compte.

Etant donné que le Shorinji Kempo est un art martial défensif, il ne rentre pas dans l’univers manichéen vainqueur/perdant. Le Shorinji Kempo ne forme pas des athlètes car il n’y aucune nécessité à cela. La seule chose importante est de ne pas perdre et il n’est pas nécessaire de vaincre pour se protéger. Si nous entraînons notre corps de manière à se protéger à mains nues, et aussi de façon à pouvoir protéger les autres, cela est suffisant.

Le fait de pouvoir se protéger physiquement n’est pas grand chose. Mais, lorsque qu’on a la conviction, qu’on ne peut pas perdre, n’est ce pas suffisant pour pouvoir affronter quoi que ce soit sans baisser les bras ? Il n’y a aucune raison d’abandonner tant que vous n’êtes pas mort. Tant que vous n’êtes pas mort, vous n’avez pas perdu .