Origines

A la fin de la deuxième guerre Mondiale, So Doshin (aussi appelé Kaiso) crée le Shorinji Kempo. L’art que Kaiso a étudié pendant de longues années au temple de Shaolin était appelé Kita Shorinji Giwamonken. C’était un art martial et une méthode d’entraînement intégrant les enseignements de Bouddha. Son but n’était ni de combattre ni de vaincre des adversaires, mais d’apprendre le contrôle de soi, l’équilibre physique et mental et le développement mutuel à travers l’entraînement.

Le Shorinji Kempo perpétue cette tradition et soutient que les trois principaux axes et buts de l’entraînement d’un kenshi (pratiquant du Shorinji Kempo) sont :

  • L’auto-défense
  • Le développement spirituel
  • Une meilleure santé

Sur ces bases peut alors naître la satisfaction d’un enrichissement physique et intellectuel, ainsi que les fondations d’une société pacifique. Le Shorinji Kempo n’est pas uniquement la recherche d’une perfection technique ou physique. L’entraînement peut se diviser en deux parties : la partie technique et la partie méditative, articulée autour de la pratique du seiku. Pour développer la force, le courage et être compétent et résolu devant les difficultés, tout kenshi doit chercher à développer à la fois le corps et l’esprit. Le Shorinji Kempo, en commençant par une compréhension des liens complexes entre les deux, renforce ce développement car chaque kenshi doit tenter d’atteindre un juste équilibre entre un physique vigoureux et un esprit sain.

La partie technique du Shorinji Kempo est une combinaison de deux systèmes, les techniques Goho et les techniques Juho:

Goho fait référence aux techniques utilisées lorsque l’on cherche à déborder l’adversaire. En attaque, Goho symbolise principalement les coups de poing, coups de pied, coups tranchants, coups fouettés et autres atémis. En défense, ce terme est employé pour désigner les esquives, les déviations, les parades et les blocages. Les techniques Juho sont utilisées au contact de l’adversaire. En modifiant ce contact, il devient alors possible de prendre le contrôle de la situation. Les formes de défense, le travail sur les articulations, les projections et les clefs d’immobilisation sont les principales techniques Juho.

Les systèmes Goho et Juho sont associés de manière très liée. Ils ne sont que deux manières, unies et indivisibles, d’utiliser le corps. Lors de l’apprentissage d’une discipline de combat, les aspects durs et souples doivent être combinés. D’ailleurs, en regardant de près, on trouvera des parties souples dans des techniques de Goho et des parties dures dans celles classées Juho. La conception du Shorinji Kempo, son efficacité, repose sur l’utilisation combinée des deux systèmes.

La partie méditative est appelée Chinkon. Lors de cette partie de l’entrainement, on récite un texte comprenant l’essence du Shorinji Kempo: les Maximes (Seiku), le Serment (Seigan) et le Principe (Shinjo).