Fusatsu Katsujin

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Protéger les gens sans se blesser

Le Shorinji Kempo est un art d’autodéfense, il n’y aucun besoin de blesser ou de tuer l’adversaire; il est amplement suffisant de lui faire abandonner l’idée de se battre. Selon ce principe les techniques sont conçues pour appliquer une force optimale en différents points précis du corps, de manière à stopper le mouvement de l’adversaire.

Le Shorinji Kempo est une méthode de surpassement de l’adversaire sans intention de blesser. On cherche à empêcher ce qui est mal, le but est de convaincre l’adversaire de ne pas le faire, voilà la façon de penser Fusatsu Katusjin.

Peu après la fondation du Shorinji Kempo, des casseurs vinrent dans le dojo de So Doshin. Il s’en débarrassa aussi facilement que rudement. So Doshin dit:

Le plus important pour un meneur est de ne pas perdre. Après avoir fondé le Shorinji Kempo, si j’avais perdu face à quelqu’un, le Shorinji Kempo se serait éteint de nos jours.

Il ne perdit, pas plus qu’il ne blessa ses adversaires et il les mis à la porte.

Un jour, un homme qui s’auto-proclamait expert en arts martiaux vint au dojo. De toute évidence il venait pour lancer un défi et annonça: Je vais vous montrer que je peux vous faire une projection depuis une position assise. Attrapez mon bras ! . Quand So Doshin attrapa ses poignets, il essaya de lui faire une prise, mais So Doshin contra en exerçant une pression sur l’extérieur du poignet, provoquant ainsi une vive douleur. Alors que l’homme retirait ses mains de douleur, So Doshin enchaîna et lui fit une prise qui l’envoya valser depuis sa position assise. L’homme lui dit: Avec votre seule saisie, mes mains se sont engourdies. Vous êtes extrêmement fort, n’es-ce pas ? . So Doshin lui répondit:

Je ne suis pas un homme fort. Vos mains ne sont pas engourdies à cause de ma force, mais grâce à une technique de Shorinji Kempo. Quelqu’un qui gagne en combat est en dessous de tout. La vraie victoire est de convaincre les autres. Si vous ne gagnez pas leur assentiment, alors ce n’est pas une victoire.

Le mot victoire, qu’il utilisa, n’est pas employé dans le sens battre son adversaire au cours d’une compétition. Il n’y a que quand on dispute le mal des autres et qu’on les convint de ça, alors seulement on peut prétendre à la victoire. So Doshin, expliqua par la suite:

Lorsqu’une personne veut en tuer une autre, il y a beaucoup de moyen d’y parvenir. Rendre une personne enthousiaste, lui donner la volonté et la joie de vivre, et être en mesure de recevoir la même chose, voilà la voie du Shorinji Kempo.